Leffonds

Peut-être un nouveau souffle pour Mormant?

Ce samedi 26 septembre l’Association l’Abbaye de Mormant Revivra tenait son assemblée générale à la mairie de Leffonds. La dernière assemblée s’était déroulée en 2016. Des perspectives intéressantes avaient été évoquées à l’époque pour la sauvegarde de cette abbaye. Le Contrat de Plan Etat Région (PTER) 2015/2020 faisait naitre un grand espoir puisque l’état envisageait parmi les opérations envisagées à l’art. 2.3.8. « Paysages, patrimoines culturels et naturels », la restauration et valorisation de l'ancienne commanderie templière de Mormant en Haute-Marne, (estimation des travaux : 2 600 000 € pour les études, maîtrise d’ouvrage de la mairie). A noter qu’à cette époque un crédit de 2 300 000€ a été mobilisé pour  l’abbaye de Clairvaux. Le Vice-Président Alain Catherinet connait bien l’histoire de Mormant puisqu’il est l’auteur d’un livre sur l’abbaye. Il a été  mandaté pour contacter les autorités locales pour réactiver ce dossier. L’ordre du jour a été respecté avec le rapport moral du Président ainsi que celui de la trésorière. Ces deux rapports ont été adoptés à l’unanimité.  Lors des élections du Conseil d’Administration, le bureau a été reconduit : M. Arnaud Devilliers Président, M. Alain Catherinet 1er Vice-Président, M. Charles Myber 2ème Vice-Président, Héloïse Lefevre trésorière, Anthony Bottigliri secrétaire chargé de la communication. Trois nouveaux membres sont inscrits comme adhérents : Héloïse Lefevre, Jean-Michel Ollier, Sylvie Rousselle. Mariette Voillot Maire est membre de droit. Les membres qui sont sortis du bureau restent adhérents. L’association souhaite agrandir son cercle et demande à toutes les personnes intéressées de venir les rejoindre. Les comptes présentés par la trésorière qui passe la main à Héloïse sont positifs, cependant les quelques euros sur le compte ne permettront pas à l’association d’engager quoique ce soit pour la restauration de ce patrimoine. Cette réunion et celles qui vont suivent devraient apporter un nouveau souffle à l’association pour poursuivre son action. L’inscription au « concours des idées inspirées » est de nature à sensibiliser tous les acteurs du patrimoine et donner une visibilité à l’action engagée par l’association. Les témoignages aboutissent à la même conclusion « on en parle depuis près de 40 années et on est toujours au même point ». Cette fois il y a urgence, les années passent et on se demande encore combien de temps le bâtiment va tenir debout. La journée du patrimoine a été l’occasion de croiser quelques initiés qui ne comprennent pas pourquoi ce monument situé sur la via francigena, à l’intérieur du Parc Régional des Forêts, en Haute-Marne, un département qui respire et inspire, et que tous veulent mettre en valeur, faire connaître à l’extérieur, ne fait pas plus l’écho de nos élus. Cette réunion a été un moment de partage et de compréhension et également un moyen d’apaiser les incertitudes de certains.

Les routes du terroir.

Un après-midi de partage et de passion
Journée du patrimoine le 19 septembre

Jpartrimoine1909

Il faut sauver l'Abbaye de Mormant

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Il faut sauver Mormant

LEFFONDS:  Le site de Mormant est en péril faute de travaux de consolidation ces bâtiments. Deux associations espèrent encore faire bouger les choses.

L’association « L’abbaye Mormant Revivra » a déposé un nouveau dossier à la Mission Bern en espérant obtenir quelques subsides afin d’avancer dans la rénovation de la Maison Dieu
de Leffonds. Le site de Mormant est en péril faute de travaux de consolidation des bâtiments. Deux associations espèrent encore faire bouger les choses. L'histoire du site qu'on appelle communément « l'Abbaye de Mormant », à Leffonds, bien que ce n'ait jamais été une abbaye, démarre dans les années 1095-1099, à l'époque de la première croisade. « C'était dès l'origine un hôpital de chemin destiné à accueillir les pèlerins », rappelle Alain Catherinet, historien local, impliqué dans l'association Mormant revivra. Le site a été fondé par Hugues Bardoul II de Broyes-Châteauvillain, seigneur champenois. Ce premier hôpital est encore visible. Il a été transformé en bâtiment agricole et appartient à des privés. Un deuxième hôpital est construit au milieu du XIIe siècle. Cette Maison-Dieu connaît des modifications importantes à la fin du XVe et au début du XVIe siècle avec Pierre de Bosredon. Le chevalier de Rhodes a reçu Mormant en récompense. Il y a monté des murailles de 6 de haut avec des tours. Il a aussi fait bâtir le château de Mormant, une partie de l’église et aménagé des cellules pour les moines à l’étage de la Maison Dieu. « C’était un grand mécène. »

Bâtiment exceptionnel

Au fil des siècles, l'église et la maison seigneuriale ont disparu. Mais la Maison-Dieu est toujours debout... difficilement. « En France, il ne reste aucun autre hôpital de chemin de cette époque-là », insiste Alain Catherinet, sous le charme d'un lieu qui a vu passer des Chanoines, des Hospitaliers ou encore les mythiques Templiers pour une poignée d'années. L'historien se désole : « Le bâtiment est en train de disparaître, ça fait vingt ans qu'il y a urgence à faire des travaux et rien ne bouge ». La Maison-Dieu souffre notamment des conséquences d'une réfection mal réalisée de la toiture au milieu du XIXe siècle qui met en péril sa structure. La commune en est devenue propriétaire en 1982 et a délégué l'animation du site à Mormant re­vivra. « Nous avons mis en place une signalétique pour les visiteurs, nous faisions aussi des visites commentées jusqu'il y a deux ans et demi ». Alain Catherinet regrette: « Aujourd'hui, on ne peut plus faire visiter l'in­térieur du bâtiment, il a été fermé par des grilles car c'est trop dange­reux ». C'est aussi l'association qui avait levé des fonds pour la rénovation du toit dans les années 80 et qui contribue encore aujourd'hui au petit entretien avec le concours de.la commune. Le président Arnaud Devilliers l'assure: « La mairie reste un partenaire ».

Que peuvent-ils faire?

M.-C. Lavocat, présidente des Trois forêts, explique qu'elle n'a pas les moyens de prendre en charge les travaux. La collectivité pourrait toutefois financer une étude «indépendante», si le dossier se débloque. B. Abba la députée, de son côté, souhaite réu­nir tous les acteurs du dossier « après les Municipales ».

Pour empêcher l'effondrement de la Maison-Dieu, une réhabilitation colossale de plusieurs millions d'euros est nécessaire. Elle ne peut être assumée financièrement et techniquement par la seule commune de Leffonds (350 habitants). Cette dernière a cédé le site à l’association « Mormant Revivra » pour le franc symbolique. Consciente de cela, l'association avait dès sa création vocation à accompagner la mairie dans la recherche de financements. Alain Catherinet soupire : « On est allé taper à toutes les portes mais on ne peut pas faire à la place du propriétaire ! » soupire Alain Catherinet. « Il n'y a pas de volonté pour l'heure de financer un projet plus pérenne », admet Arnaud Devilliers. Les Pays de Chaumont et de Langres, la communauté de communes des Trois Forêts, l'Architecte des Bâtiments de France, la préfecture, la fondation du patrimoine ou encore les parlementaires ont été interpellés. On aurait pu par le passé bénéficier de crédits européens, l’ABF pouvait aussi nous aider sur des travaux de protection et le préfet de l’époque avait fait inscrire le financement d’une étude dans le contrat du plan Etat-Région 2015/2020. On est en train de passer à côté », se désole l'historien. Deux dossiers ont aussi été déposés en 2018 et 2019 auprès de la Mis­sion Bern qui n'a pas donné suite.

Alain Catherinet, historien local, est un des fervents défenseurs de Mormant.

Catherinet

NOURRIR UN NOUVEAU PROJET
Le sujet revient sur la table, car Charles Myber, de l'association Renaissance de la Via Francigena, s'y intéresse. Il nourrit avec  Arnaud Devilliers un projet de réhabilita­tion du site qui lui donnerait une nouvelle destination (lire ci-des­sous) et un nouveau dossier a été déposé à la Mission Bern. « On le sait aucune commune ou commu­nauté de communes n'a la possibilité de financer de tels travaux, même l'État n’a plus les moyens d’investir suffisamment », Commente Charles Myber. Il reste convaincu que si on rénove pour réutiliser, il sera possible d'intéresser davantage de financeurs. Aussi, la création du Parc national apparaît comme une opportunité à saisir pour obtenir des crédits d'État. Arnaud Devilliers continue d'espérer un sauvetage de Mormant. Il le dit sans détours: « On abandonnera jamais ».

                                                                                                                      Orianne gayer

*A noter : La maire de Leffonds n'a pas souhaité répondre à nos ques­tions sur le sujet.

Mormant: une pépite sur le parcours de ta Via Francigena

A savoir :

On a redéposé un dossier à la Mission Bern avec Mormant revivra » com­mence Charles Myber, à la tête de l'asso­ciation Renaissance de la Via Francigena*, très intéressé par la Maison-Dieu de Mormant. Le site, à vocation religieuse, se trouve sur le parcours de cette voie de pèlerinage en plein regain d'intérêt et qui cherche sa labellisation au patrimoine mondial de l'Unesco.

UNE ÉTUDE

Selon Charles Myber, la priorité est déjà de réaliser une étude pour savoir combien pourraient coûter la stabili­sation du bâtiment et l'aménagement d'une partie du lieu. « C'est un énorme projet qui va prendre un temps long », assure-t-il. Conscient qu'il est compliqué aujourd'hui d'obtenir des crédits pour restaurer des bâtiments anciens, sans intention de les réutiliser, il y imagine de pair avec Arnaud Devilliers un hébergement pour les randonneurs et les pèlerins, un espace muséal pour y parler de la Via Francigena, du site de Mormant et des Templiers et un espace événement (concert et exposition)

* L'info en plus

La Via Francigena est le chemin de pèlerinage qui va de Canterbury (Angleterre), à Rome (Italie). Son tra­cé est celui emprunté par Sigéric en 990 afin de recevoir le pallium, sym­bole de sa nomination d'archevêque de Canterbury, du pape Jean XV.

Charles Myber

Myber

Première rencontre sur la Via Francigena à Leffonds

Ce samedi 14 mai 2016 de nombreuses personnes sont venus à Leffonds pour une première rencontre sur la Via Francigena. Les élus locaux avaient fait le déplacement M. Sido Président du Conseil départemental, Mme Lavocat, Vice-Présidente du Conseil départemental, Monsieur Stephane Martinelli, conseiller départemental, Monseigneur de Metz Noblat, Evêque de Langres, M. Tedeschi Massimo, Président de l'association Européenne de la Via Francigena, Mr Bruschi Luca (Directeur de la même association), M. Leroux J François : Président de association renaissance de l'abbaye de Clairvaux, M. Villeger Jean, Vicaire épiscopal. Dès 9 h 00 Charles Myber présentait avec M.Tedeschi une exposition sur la Via Francigena. Leur principal objectif est de fédérer les associations, les institutions régionales, les départements, les communautés de communes autour d’un projet de tourisme durable afin de proposer un « produit culturel » et de permettre aux régions traversées, d’en tirer le meilleur profit économique. Tous les élus ont partagé le même élan en encourageant les acteurs de cette initiative dans la continuité de leurs actions. Tout le monde s’est retrouvé en l’église Saint-Denis pour une intervention de Monseigneur de Metz Noblat sur le sens du pèlerinage. Le pèlerinage est une démarche qui a un sens, un but, une motivation. C’est un temps de remise en cause, un moment de quête et de questionnement. Après les passages difficiles ou risqués, il y a les bonheurs de la route, les moments heureux, qui peuvent être, eux aussi, comparés à ceux que nous rencontrons dans notre vie quotidienne. Ce fut ensuite l’inauguration d’une plaque de pèlerin sur le mur de l’église, suivi d’une marche de Leffonds à Mormant pour plus d’une centaine de participants. Une plaque a également été inaugurée sur l’abbaye. Les plaques ont été fabriquées par une entreprise de la haute-Marne et offertes par l’office de tourisme des Trois forêts. Les visiteurs ont pu découvrir les différents stands de librairie et de découvertes mis en place par l’association de Mormant et l'office de tourisme précitée. Après une visite du site de Mormant plus d’une centaine de personnes ont partagé sur place sous une grande tente l’assiette du pèlerin. Tout le monde était ravi, l’ambiance était conviviale et décontractée, un seul bémol une température un peu basse. La Via Francigena « Voie des Français », est un réseau de routes et chemins empruntés par les pèlerins venant de « France » pour se rendre à Rome. Ce chemin de pèlerinage qui va de Canterbury à Rome retrace la route que suivit Sigéric pour se rendre à Rome en 990 afin d'y rencontrer le pape Jean XV, et de recevoir de celui-ci du le pallium de sa nomination d'archevêque de Canterbury. Il a été archevêque de Canterbury de 990 à 994. L’itinéraire de son retour en 79 étapes d’environ 20 km est à l’origine de cette ancienne voie médiévale qui est aujourd’hui reconnue comme Grand Itinéraire Culturel du Conseil de l'Europe. Elle passe en France par Calais, Arras, Reims, Chalons en Champagne, Bar-sur-Aube, Langres, Besançon et Pontarlier. Elle traverse les départements du Pas de Calais, de la Somme, de l’Aisne, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Haute-Saône et du Doubs. La Maison dieu de Mormant fondée en 1120, située sur la Via Francigena a une vocation à cette époque de maison hospitalière pour les pèlerins. C’est une ancienne commanderie, et Mormant faisait partie des hôpitaux- hôtelleries que comptait la France au Moyen-Âge. Gérée par les augustins et dotée de nombreuses donations, Mormant passe ensuite entre les mains des Templiers, ordre militaire religieux chargé de protéger les pèlerins le long des routes qui mènent aux lieux saints. Le site aménagé en sentier pédagogique, permet de découvrir l’hôtellerie-réfectoire du XIe siècle, la Maison-Dieu du XIIe siècle, les vestiges du rempart. En 1982, une association a été créée : L'Association "L'abbaye de Mormant revivra". Son objectif était de mieux faire connaître et de valoriser le site de Mormant. Au-delà de la poursuite des recherches historiques, elle s'attachait également à organiser des fêtes à thématique moyenâgeuse, des visites guidées ou des découvertes pédagogiques pour les scolaires, à présenter des expositions et à publier des revues et brochures. Elle est à l'origine de la création d'un sentier de découverte du site qui amène le promeneur sur les points importants de l'abbaye. Un fléchage et des bornes thématiques permettent de mieux appréhender l'importance historique du lieu. Ainsi, de nos jours, les visiteurs peuvent voir sur le site de l'abbaye : Le bâtiment de la Maison-Dieu, appelée encore « grange dîmière ». Elle est remblayée sur environ 1,80 mètre et est composée de quatre travées. Les trois travées primitives sont voutées sur croisée d'ogive sculptées de 3 tores retombants sur des chapiteaux à la corbeille sculptées de symboles végétaux et géométriques. La dernière est voutée d'ogive, sa clef étant historiée aux armes de l'Ordre des Hospitaliers. Au premier étage du bâtiment, on trouve des cellules et un dortoir. Dans l'une de ces cellules, on trouve sur l'un des murs une fresque datée de la fin du XVIe vandalisée depuis. On peut également voir le bâtiment de l'hôtellerie-hôpital, constitués de deux longues nefs voutées en berceaux cintrés reposant sur 21 colonnes. Les arcades, formées d'un seul rouleau en pierre de taille, déterminaient les espaces pour les malades. Sa face nord est éclairée par cinq fenêtres et compte trois portes. Subsiste également le caveau du commandeur, originellement creusé sous l'église, à l'est de la Maison-Dieu. Il présente quelques fragments du cénotaphe, débarrassé de ses ornements. Subsiste aussi des ruines de la maison forte de l'enceinte, avec quelques pans assez bien conservés, avec porte et bouche à feu. Le site est classé : Le bâtiment de la Maison-Dieu fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 juillet 1989. Il est la propriété de la commune de Leffonds. L'ancien hôtellerie-hôpital, les vestiges du mur d'enceinte et le caveau du commandeur de Bosredon sont inscrits en totalité à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 21 juillet 1989. Ils sont propriété privée. Les conditions de sécurité n’étant plus assurées le site est interdit aux visites intérieures. Il devient urgent de sauver ce site qui est très certainement le dernier hôpital de chemin des XIème et XIIème siècles encore debout en France. Cette manifestation était aussi une occasion de parler aux élus de sa réhabilitation, mais lorsque l'on aborde ce projet avec l'un ou l'autre on sent que cela va être très compliqué, ce ne semble pas être leur priorité première, les regards sont plutôt fuyants.

Assemblée Générale du 12 mars 2016

Samedi 12 mars l’association « L’abbaye de Mormant Revivra » tenait son assemblée générale à la mairie de Leffonds. La dernière assemblée remontait au 20 juillet 2013. Les membres présents ont procédé à l’élection du bureau. Arnaud Devilliers a été élu président, Alain Catherinet vice-président, Angélique Roze secrétaire, Annick Michelot secrétaire adjointe, Angéline Michelot trésorière. Ont été nommés Serge Fevrier référent via Francigéna et Anthony Bottigliri chargé de communication.
La trésorière a fait un état de la trésorerie qui reprend peu à peu des couleurs avec la vente des livres sur l’abbaye de Mormant. L’édition avait alors coûté à cette époque 10920€ pour 800 exemplaires dont 400 pour l’association. A ce jour une bonne centaine de livres ont été vendus. Le patrimoine est en danger.  Le bâtiment a bénéficié de quelques perfusions, le goutte à goutte réglé au minimum. La restauration,  on en parle depuis plus de trente ans, depuis son classement au titre des monuments historiques, sous la mandature de madame Labbé, maire à cette époque. Aujourd’hui l’association est prête à remuer ciel et terre pour faire avancer les choses. Le bail signé entre la commune et l’association en 1983 sera dénoncé. L’association et la municipalité devront mener de pair ce projet. L’association va s’appuyer sur la Fondation du Patrimoine pour faire avancer les choses.  La fondation du patrimoine a pour but de sauvegarder et valoriser le patrimoine comme celui de Mormant. Elle aide les associatifs à financer leurs projets par la mobilisation du mécénat d’entreprise et par l’organisation de souscriptions publiques. La Fondation peut  également attribuer des subventions, prélevées sur ses fonds propres, aux collectivités et associations qui sont parvenues à susciter un engouement populaire exemplaire autour de leur projet. Il va falloir soulever toutes les difficultés et sollicités toutes les instances. Ce projet va au-delà de la commune, du département, et de la région, il en va de la survie de ce patrimoine.
Le 14 mai une exposition présentation de la via Francigena par Charles Myber aura lieu à la salle des Fêtes de Leffonds. Ce même jour une première rencontre se déroulera à Mormant avec un cheminement sur la via Francigena de leffonds à l’abbaye avec un déjeuner autour d’une assiette du pèlerin de sur le site. Le programme définitif est en cours d’élaboration. Une nouvelle réunion est programmée pour le 25 mars à 20 h 30 à la mairie.

Les premières Rencontres de la via Francigena à Mormant auront lieu le 14 mai 2016.
Une souscription sera lancée pour sauver l'abbaye
 

Programme prévisionnel à titre indicatif:

  • 9H: Café d'accueil offert par la commune à la salle des fêtes de Leffonds
  • 9H30: Présentation de l'exposition de M. Charles Myber sur la via Francigena (parcours de pèlerinage/randonnée entre Londres et Rome passant par Mormant) à la salle des fêtes
  • 10H30: Inauguration d'une plaque de pèlerin sur l'église de Leffonds en présence de Monseigneur Joseph de Metz-Noblat, évêque de Langres et de Mme Marie-Claude Lavocat, vice-présidente du Conseil Départemental
  • 11H15: Marche de Leffonds à Mormant sur le parcours de la via Francigena: 5 km
  • 12H15: Inauguration d'une plaque de pèlerin sur l'abbaye de Mormant avec le Maire de Leffonds
  • 12H45: Déjeuner "assiette du pèlerin" ou repas tiré des sacs

L'après-midi:

  • - Visites guidées des abords de l'abbaye
  • - Dédicaces du livre sur Mormant par Alain Catherinet
  • - Animations: atelier d'écriture médiévale, ...

Maison du Temple de Mormant 52
Département: Haute-Marne, Arrondissement: Chaumont, Canton: Arc-en-Barrois, commune: Leffonds - 52


Maison du Temple de Mormant


Cette circonscription, ainsi que ses dépendances, reposaient sur une enclave de la Bourgogne, dans la Champagne, qui, depuis 1790, fait partie du département de la Haute-Marne. Son siège, Mormant, se trouve situé sur la commune de Leffond-en-Montagne. En 1120 et 1135, Hugues, seigneur de Château-Villain, donna des fonds et un moulin aux Templiers pour les aider à établir à Mormant une maison avec préceptorerie. En 1307, lors du commencement de leur procès, le frère Jean de Château-Villain déclare qu'il fut reçu en la maison de Mormant, « Domus Tempti de Mormentum per fratrem Laurentium de Belna, » précepteur, lequel fut brûlé à Paris eu 1310.

 


Domaine du Temple de Mormant


Plusieurs fois encore-il est fait mention de cet établissement dans l'instruction du procès.
Procès des Templiers tome 2, MORMENTUM (Domus Templi apud), Trecensis diocesis, page 369.
Sources: César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.
Pocès des Templiers tome II page 369

Item frater Johannes de Castro Villari, etatis triginta annorum, juratus eodem modo de se et aliis in causa fidei dicere veritatem, et
interrogatus de modo et tempore sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod fuit receptus apud Mormentum diocesis Trecensis, per fratrem Laurencium de Belna preceptorem dicte domus quatuor anni sunt in festo Magdalene instanti proximo preterito presentibus fratre Juliano capellano dicte domus, et quibusdam aliis de quorum nominibus non recolit.

Pocès des Templiers tome II page 531


Domus Templi de Mormentum Lingonensis diocesis
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Maison du Temple de Mormant


Domaine du Temple de Mormant


Mormant « Mormentum » Les Château-Vilain y donnèrent leurs fonds aux Templiers en 1135 et 1199, leur droit sur le moulin en 1276.
Cette Commanderie fut fondée par Hugues de Mormant en 1120, sous le titre d'Abbaye; il y avait même au XIIIe siècle un vaste Hôpital desservi par des Frères et des Sœurs qui avaient pour Recteur un saint homme nommé Herbert.
Enfin cet Hôpital et la Préceptorerie furent remis en 1230 par l'Evêque Hugues de Montréal à Guerin Maître des Chevaliers Hospitaliers en France.
Sources: Description Historique et Topographique du Duché de Bourgogne - M. DCCC. LXXXI. Dijon.
La commanderie de Mormant, fondée en 1120, dépendait de Voulaines, en Côte-d'Or. Elle présente des restes de fortifications, un hôpital (12e-13e siècle) et une très belle salle capitulaire ornée d'une fresque du 14e siècle. C'est à Mormant que fut reçu le templier Taylafer de Gênes qui avoua avoir renié le Christ et craché sur la croix lors de son initiation, et avoir vu cette fameuse tête magique qui n'était peut-être qu'un reliquaire.
La maison du Temple de Mormant, qui avait chapelle, était du diocèse de Langres, bien qu'elle soit indiquée parfois comme du diocèse de Troyes: « domus de Mormant », « de Mormantio », « in Mormant de Borgondia. »

Mormant était de fondation toute récente en tant que possession du Temple, et les Templiers venaient de l'acquérir « de novo acquisita », ainsi que le raconte l'un d'eux reçu, en 1304, en cette maison.
Un autre, nommé Henri de Faverolles, nous apprend par l'interrogatoire qu'il subit en mars 1311, que lui et d'autres, qui tous étaient convers ou donnés de l'hôpital de Mormant, avaient reçu l'habit du Temple, alors que l'hôpital était devenu maison du Temple, en la chapelle de la maison, des mains de Laurent de Beaune: « [ipse et alii] qui omnes erant conversi seu donati hospitalis de Mormantio, Lingonensis diocesis, cum dictum hospitale pervenisset ad Templarios, fuerunt recepti..... »; c'était en 1301, au temps de l'Avent.

Il y avait donc eu un hôpital à Mormant, et cet hôpital avait été transformé en maison du Temple, très probablement dans le courant de l'année 1300. Cette transformation ne dut pas se faire sans solennité; il est certain que le visiteur de France vint à Mormant cette année même, car deux des Templiers interrogés dans la suite prétendirent avoir été reçus à Mormant, en octobre 1300, par Hue de Perraud en personne, en présence de divers personnages dont le maréchal du Temple, et le chapelain de la maison, frère Julien.

Julien, nommé aussi Julien « de Dinisel », ne fut pas le seul chapelain de la nouvelle maison de Mormant, il y en eut un autre nommé Gautier de Bure, qui fut également infirmier de l'Ordre; quant à Laurent de Beaune, que nous avons dit avoir été le dernier précepteur de la baillie d'Epailly, il aurait été le premier précepteur de la baillie de Mormant, de 1300 à 1304 tout au moins, d'après divers témoignages. Laurent était encore à Mormant à la fin de l'année 1303 et se déplaçait parfois, puisqu'on le trouve, à la Saint-Martin d'hiver, au Temple de Corgebin; son successeur fut peut-être un chevalier nommé Guillaume de Lorraine, qui reçut à Mormant, en 1305, au moment de Pâques.

Précepteurs de Mormant


1300-1303, frère Laurent de Beaune, sergent;
Vers 1305, frère Guillaume de Lorraine, chevalier.
Laurent de Beaune fut ensuite précepteur de la baillie d'Epailly.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Maison du Temple de Mormant
— Morment, ferme sur la commune de Leffonds.
— Maison du Temple, Hôpital puis abbaye.
— Molmentum, 1120 (Gall. Christ., IV col 156)
— Sancta Maria de Mormant, 1151 (Morment)
— Molmentensis domus, 1159 (Auberive)
— Mormentum, 1162 (Temple de Thors)
— Mormannum, 1182 (Temple de Thors)
— L'Ospital de Mourmant, 1351 (Morment)
— Mormant 1732, (Pouillé de 1732, page 129)
— Mormand, XIXe siècle (cadastre, section A)
Ps. Vous remarquerez que sur le dictionnaire topographique, le nom Morment
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Haute-Marne, rédigé par Alphonse Roserot. Paris M. DCCCC. III.

Domaine du Temple de Mormant


L'évêque de Langres, dit Robert de Châtillon (1203-1209) a été supposé parent de saint Bernard. Cette parente purement hypothétique n'a d'autre fondement que le surnom « de Châtillon. » Or ce surnom reste plus ou moins une énigme : il peut avoir pour origine une fausse graphie ou une mauvaise lecture. Robert appartient à la maison de Tilchâtel, comme le prouvent les titres suivants.

Avant sa promotion à l'épiscopat, Robert fut successivement trésorier et doyen de Langres. Etant trésorier, il fit une donation aux Templiers de Mormant : en voici la charte :
« Ego Gerardus Dei gratia lingonensis decanus notum facio... quod Robertus de Tilicastro lingonensis thesaurarius dedit fratribus Templi quidquid calumniae et juris habebat in Dominico de Praelis (1) et uxore ejus Gondrea et liberis corum, et eos prefatis fratribus quietos clamavit...
Testes fuerunt Belinus, Ebraudus, Hunaudus presbiteri et cononici lingonenses; Rudulphus de Conflucnto (2), Hugo-Favinellus, diaconi ; Milo-Malamanus, Renaudus, Bernardus, subdiaconi ; Acelinus capellanus de Wandelencurte, Dodo Engonensis, Albericus major de Maresco.
Actum anno 1184. »
Archives de la Côte-d'Or, Ordre de Malte, Mormant, H. 1375.
1. Cf. Cartulaire du prieuré de Vignory, par J. d'Arbaumont, Langres, 1882, page 199 ; Gallia christiana IV. col. 647.
2. Coublanc, canton de Prauthoy, Haute-Marne.

Sources: Chomton, Louis - Saint Bernard et le château de Fontaines-les-Dijon : étude historique et archéologique. Tome 2, Dijon 1894 - Bnf

Quelques images de Mormant.

Fresque

 

Mormant1

Mormant

Mormant2

Mormant060713 2

Date de dernière mise à jour : 22/10/2020

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