Leffonds 19

Leffonds (village de la Haute-Marne) "Grand Est" Son actualité, ses activités, et à découvrir son ancienne commanderie.

Les élèves découvrent la vannerie

Le 27/03/2026 0

Dans Les photos des différentes activités

Les photos du 27 mars 2026

Haie de Benjes

La haie de Benjes, mise au point par Hermann Benjes dans les années 1980, est constituée de bois mort empilé sur une ligne. Elle permet de recycler les déchets végétaux tout en favorisant la biodiversité. Sa décomposition progressive enrichit le sol et participe à l’équilibre naturel des écosystèmes.

Les Paniers de la Sorcière
artisanne vannière
52210 Arc en Barrois

Judith baud

Jeudi 26 mars, les élèves du regroupement pédagogique de l’école de Leffonds ont vécu une journée de découverte et d’initiation autour de l’osier. Judith Baud, artisane vannière à Arc-en-Barrois, est venue à leur rencontre pour encadrer ce projet.
Cet atelier, programmé dans le cadre des ATE (Aires Terrestres Éducatives), était consacré à l’architecture végétale, et plus précisément à la création de haies de Benjes en osier. Cette haie sèche, dite « haie morte », constitue un véritable refuge pour la biodiversité locale : elle sert de brise-vent pour les cultures, de réservoir de matière organique et d’abri pour de nombreux animaux (insectes, mulots, hérissons), tout en offrant un lieu de nidification pour les oiseaux.

Dès 8h30, les élèves de CE2-CM1-CM2 se sont familiarisés avec l’osier vivant, une matière privilégiée pour le tressage. Ils ont déchargé les bottes d’osier, ébranché les brins et trié les tiges selon leur taille. À l’aide d’une pige de 30 cm qu’ils ont fabriquée, ils ont marqué l’emplacement des piquets.

Encadrés notamment par Philippe Klein, enseignant référent du Parc national de forêts, ils ont préparé le chantier sur un terrain préalablement bêché par la municipalité de Leffonds. Les élèves ont planté les piquets, ramassé feuilles mortes et branchages, puis Judith Baud leur appris la technique de tressage
à brin perdu « dressage à un seul brin » : chaque brin d’osier est passé devant ou derrière les piquets, en alternance d’un rang à l’autre.

L’après-midi, les élèves de CP-CE1 ont pris le relais, participant aux différents ateliers (tressage, glanage, ébranchage, tri) afin de préparer la suite du travail pour les maternelles.

Le vendredi 27 mars, lors de la deuxième journée, Judith Baud a présenté son métier à l’ensemble des élèves. Elle a expliqué que la vannerie remonte à la Préhistoire, où les paniers servaient au transport et au stockage des aliments, et qu’il existe plus de 100 espèces d’osier.

Elle avait apporté diverses réalisations (personnelles et anciennes) et détaillé leurs usages : paniers à pommes, à noix, charmottes pour la cueillette des cerises, valisettes de voyage ou encore un sac à main centenaire. Une exposition était également visible à la salle polyvalente, mettant en valeur des objets en osier, noisetier, troène ou clématite sauvage.
Elle a aussi présenté des photos du village de Fayl-Billot et de son école de vannerie au XXe siècle. Pour conclure, elle a proposé un petit quiz où les élèves devaient deviner l’usage des paniers en fonction de leur forme.

Les maternelles ont poursuivi le travail sur le terrain en tressant et en délimitant les massifs de jonquilles plantés en janvier, tout en participant au glanage pour le compost. Louison Royer, du Parc national de forêts, était également présente pour accompagner les élèves.

Les CE2, CM1 et CM2 ont ensuite finalisé le tressage des plessis et rempli les haies en disposant, en couches successives, les éléments glanés (feuilles sèches, branches mortes), selon une technique dite « en lasagne ».

Tous les élèves ont participé avec enthousiasme. En se décomposant, le bois mort enrichira le sol en humus : la haie jouera ainsi aussi un rôle de compost naturel. 
En fin d’après-midi, élèves et adultes se sont réunis pour faire le bilan de ces deux journées. Tous se sont dits chanceux d’avoir participé à ce projet de A à Z. Et les élèves lui ont trouvé une dernière fonction : « embellir le parc ! »
Les élèves sont fiers de ce résultat et, aux beaux jours, ils profiteront de cet endroit pour pratiquer l’anglais, réciter des poésies ou lire des histoires.

Ce projet a pu voir le jour grâce au soutien de l’Office français de la biodiversité (OFB) et du Parc national de forêts (PNF).


La haie de Benjes, mise au point par Hermann Benjes dans les années 1980, est constituée de bois mort empilé sur une ligne. Elle permet de recycler les déchets végétaux tout en favorisant la biodiversité. Sa décomposition progressive enrichit le sol et participe à l’équilibre naturel des écosystèmes.

Après plusieurs stages chez des professionnels, Judith Baud a intégré l’École nationale d’osiériculture et de vannerie de Fayl-Billot, où elle a obtenu son CAP. Elle est aujourd’hui

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